…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Au fer rouge

mise en ligne : vendredi 20 mai 2016

5 mai 2016

Essayer d’acheter quelques T-shirt au Géant Casino dans la ceinture commerciale et industrielle d’un chef-lieu surchauffé. Impossible. Le corps marqué, comme au fer rouge, par les logos, énormes, violents qui recouvrent. Plus cher dans un autre magasin où les logos sont plus petits — ailleurs encore, c’est mettre le prix d’être libre de tout logo — presque, pas tout à fait : il est brodé, fil de la même couleur que le tissu. Faire avec. On marque les pauvres. Qu’ils portent les grands noms, ou de grands mots qui soient lus sans qu’il y ait besoin d’en dire plus.

*

Dans la galerie commerciale, des tables dans la zone wifi, des vraies tables avec chaises, lampes de chevet. On peut écrire dessus, faire ses devoirs, travailler, poser un ordinateur, un carnet, écrire. Si ce n’était la musique trop forte se voulant pousse-à-l’achat. Il faudrait pouvoir transformer la pulsion d’achat et pulsion d’écriture — est-ce possible sans pervertir l’écriture ? Il faudrait pouvoir écrire le roman qui aurait pu être écrit ici

Mots-clés

écrire   ville   liberté  
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