…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

Ce serait

Reprise d’un thème.

Un texte mis de côté dans l’attente rêvée d’une résidence d’auteur, dossier déposé le 15 décembre, réponse en avril : refusée. Alors il faudrait reprendre ce texte, passer dessus le temps prévu pendant la résidence (impossible) tout en gagnant de l’argent, peu importe de quelles manières.

Et tenir –pourquoi, je n’en sais rien– ce journal de bord de mes oloé de création, de programmation, de rêverie, être élastique autant que possible, dans la possibilité, "ce serait" comme autre chemin, comme un ami me l’a suggéré un jour.

  • Menthe

    24 juin 2013
    21 juin 2013 Des oloé dans lesquels je suis seul. Début d’après-midi, le bar vient d’ouvrir. On n’y sert à manger que des planches de charcuteries, des tartines, des sandwichs. On y boit principalement (...)
  • Oloé musée

    20 mars 2013
    19 mars 2013 Ce serait comme cette fois où j’ai écrit dans ce musée. Je ne saurais dire exactement quel musée, dans quelle ville, ni quoi d’écrit. J’ai écrit dans plusieurs musées, voilà tout, mais un (...)
  • Piliers

    14 décembre 2012
    en divers oloé en ’celui-celle-ceux’ façon Jean-Louis Kuffer celui qui taxe des cafés et se fait rembarrer parce qu’il dit pas "le mot magique", derrière le bar elle se laisse pas faire, question (...)
  • Cloche

    12 décembre 2012
    11 décembre 2012 Quelque chose ne va pas en ce moment, on maudirait facilement le froid au ciel bleu, contraste qui a quelque chose d’humiliant et de délicat à la fois. Je ne dépasse plus la Place de (...)
  • ailleurs

    26 novembre 2012
    juillet-août Les vacances, pour écrire, c’est un peu comme rentrer chez soi après un cambriolage perpétré par un voleur de livres. Les étagères renversées, pillées, on ne retrouve plus aucun livre, le (...)
  • Happy

    18 novembre 2012
    15 novembre 2012 L’oloé parfait n’a pas de bande FM commerciale, mais une musique choisie, rock indé ou jazz, électro douce ou musique classique. Le silence peut de temps à autre être toléré. L’oloé (...)
  • Chut

    5 juillet 2012
    4 juillet 2012 Forcé d’aller là – non, pas forcé. Mais c’est ici, voilà, ou plus précisément, c’est maintenant, après marche et perte dans la ville, c’est maintenant qu’il faut bien finir par s’asseoir, (...)
  • Jadis

    28 juin 2012
    9 mai 2012 L’oloé du jadis. Du temps loin qui ne parvient que par échos, par à-coups. Souvenirs, par quelles toiles sont-ils passés ? Que reste-t-il des bruits ? Des sons ? Un sillon dans la (...)
  • Ambiance

    22 juin 2012
    22 juin 2012 L’oloé, c’est parfois la rumeur.
  • Éloigné

    6 juin 2012
    4 juin 2012 Avoir écrit sur certains oloé, si peu que ce fut, m’en a éloigné, si j’en crois le relevé mensuel, minuté et géolocalisé, de mes présences ici ou là. Pourtant les quelques mots que j’ai posé (...)
  • Avec

    5 juin 2012
    30 mai 2012 L’oloé, c’est parfois le partage. On se fixe rendez-vous, et nous voilà autour d’un café à discuter, livres et météo, politique et couleur des oiseaux, écrans et plateau de fromages, les mots, (...)
  • Du jour

    4 juin 2012
    31 mai 2012 Je n’ai rien mangé ni bu aujourd’hui, je n’ai pas dormi ni ne me suis éveillé. Le rien : tout le jour le rien. Ni bougé ni resté immobile. Ni dit ni non-dit. Je suis donc resté sans être là (...)
  • Rompre

    3 juin 2012
    28 mai 2012 L’oloé, c’est parfois la maladie. La simple, commune, celle qui courbature et cloue au lit, sous le plafond qui tangue, une bête fièvre en été, les jambes rompues dès que le clavier est sous (...)
  • Personne

    30 mai 2012
    23 mai 2012 Personne pour payer le code fourni quand les administrations s’empilent, s’écrasent, s’annulent, disparaissent sous mon fin courrier de relance et resurgissent exigeantes plusieurs (...)
  • Cent fois

    18 mai 2012
    10 mai 2012 Écouter Glenn Gould d’une oreille, lire le Nø City Guide Shanghaï d’un œil, penser à moitié à ce que j’écrirais de mon Village si je m’y collais, là, tout de suite. Repenser, avec une autre (...)
  • C’est tous les jours comme ça

    12 mai 2012
    27 avril 2012 Je lis Pierre-Autin Grenier, ce génie du quotidien qui passe du banal au surréaliste en une phrase, tout en laissant se produire des événements hors-norme comme tu me passerais le sel. (...)
  • En bas

    3 mai 2012
    2 mai 2012 L’impression d’être un cours d’eau qui s’arrête. Pas sûr que ce soit être lac. * Le café. Le café à 1€70. Le café à 2€. Le café à 2€20. Le café à 1€80. Le café avec le verre d’eau. Le café avec le (...)
  • Comme ça

    2 mai 2012
    30 avril 2012 Et puis dans cette période où je vais d’oloé en oloé, pour coder ou pour écrire, trouver des clients ou relancer d’anciens, pour lire ou pour marcher, regarder ou feuilleter, il y a (...)
  • Hasard

    28 avril 2012
    25 avril 2012 Trouver le lieu au hasard par une flânerie improvisée, un retard inattendu, une attente qui nous prend par surprise, la douce surprise du temps offert au regard qui papillonne sur les (...)
  • Deux jours

    26 avril 2012
    24 avril 2012 Conversation politique puis littéraire, était-il possible de procéder dans l’autre sens, voire de zapper le triste événement ? Non, jamais, pas plus que dans nos têtes, malgré le risible (...)
  • Définitions

    25 avril 2012
    23 avril 2012 Écrire sur un lieu, alors que je suis dans un autre. Fuir une musique, une conversation, recevoir un mail et coder en Php. * L’oloé bien sûr, c’est la définition d’Anne Savelli : Où lire (...)
  • Fatigue

    24 avril 2012
    20 avril 2012 C’est cette part inconnue de fatigue, affaissement dans le corps qu’on s’ignorait pouvoir connaître, devant lequel des méandres sans verbe, uniquement tissées de perturbations (...)
  • Reflet

    20 avril 2012
    19 avril 2012 Une trajectoire dans la rue. L’oloé, c’est parfois ton reflet fugace dans la vitre d’une voiture qui passe. Quelque chose de déjà trop tard mais après lequel courir vaut peut-être le (...)
  • Des jours

    18 avril 2012
    18 avril 2012 Retravail en cours, sur le Village, relecture de ce que j’avais oublié avoir écrit, corrections, ajouts et suppressions dans ce que je trouve au hasard du fichier, parmi les notes (...)
  • Sang

    17 avril 2012
    17 avril 2012 À l’oloé, il y a parfois un vampire qui s’installe à côté de toi juste quand tu commençais à taper du code bien (car en réalité, il s’agit souvent pour moi d’ocoé), ou écrire dans un flux, (...)
  • Cafés

    16 avril 2012
    16 avril 2012 Oloé home. Le café, pour le connaisseur que je suis, il faut se le préparer soi-même et ne pas se le faire servir. Car celui qui nous l’apporte y ajoute ses paroles et le café du matin (...)
  • Historique

    13 avril 2012
    13 avril 2012 Retour à un lieu délaissé, historique pour moi, où je vais moins, où j’allais presque tous les jours l’an passé, Au chat noir, les flèches d’autres trajectoires qui me contraignent ce jour (...)
  • Stratégies (suite)

    12 avril 2012
    12 avril 2012, après-midi Aux chemins croisés menant à trois oloé, se poser la question : lequel choisir ? Trouver des raisons d’en préférer un plutôt que l’autre, se rabattre sur le troisième et, en (...)
  • Stratégies

    12 avril 2012
    12 avril 2012, matin Oloé home. Gagner un combat contre une lessive, l’étendre et en lancer une autre, au soleil réfléchit par l’immeuble d’en face, ses briques jaunes, lignes vides. À l’heure où je (...)
  • Des cernes aux yeux des moineaux

    12 avril 2012
    11 avril 2012, #nuit L’oloé, c’est parfois l’insomnie. Lire ou écrire dans la semi-conscience du sommeil, l’éveil énervé du corps allongé ailleurs, hors de nous quelque part dans un creux de lune. Ce qui (...)
  • À travers la rue

    11 avril 2012
    11 avril 2012, plus tard Capter un wifi situé de l’autre côté de la rue. Ne pas s’attendre, après s’être posé un quart d’heure, au changement d’ambiance musicale, façon deuxième tour d’élection 21 avril (...)
  • Ce serait

    11 avril 2012
    11 avril 2012 Ce serait trouver un lieu où écrire. Problème jamais résolu pour moi, pas seulement parce que lieu peut prendre bien des formes, simplement parce que lieu est introuvable, à jamais (...)
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