…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Anamorphose, par Déborah Heissler

mise en ligne : vendredi 7 septembre 2012

La ligne extrême de l’Université avait de l’importance et dans les intervalles, au delà, s’enfuyaient de ces accidents d’édifices, trainaient encore quelques maisons qui pliaient, tordaient et dentelaient. Elles s’éloignaient. D’espace en espace, la grosse Tournelle, le Bourg Saint-Victor moussu avec son port d’arche, une épaisse tour ronde sur la Bièvre crénelée figurant une forteresse — l’épitaphe enfin — c’était d’abord à partir du pan de mur
 une porte de ville, au-delà verdoyaient les routes le long desquelles on entrevoyait les faubourgs, l’enchevêtrement de ces toits, de ces flèches, sans nombre

Sans qu’aucun poids non plus

ni l’ombre n’ai besoin d’une seule fenêtre — à la nef presque vide

peinte

 

 

 

 

 

*

 

 

Vous venez de lire un texte de Déborah Heissler ; découvrez ses livres, croisez-là ici, ne la perdez pas de vue, et encore moins d’ouïe ; qui m’invite en ses Carnets, pour ce jour d’échange, Vases Communicants de septembre 2012

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